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 NIGG Serge > Biographie   


 

Toutes les œuvres de ce compositeur sur le site www.henry-lemoine.com

Né le 6 juin 1924 à Paris, il entre à 17 ans (1941) dans la classe d’harmonie d’Olivier Messiaen, puis dans celle de fugue et de contrepoint de Simone Plé-Caussade. Il en sort en 1945 et rencontre René Leibowitz qui l’initie à la technique dodécaphonique. Mais dès 1943, ses premières œuvres sont exécutées au concert ; ainsi, alors qu’il n’a que 18 ans, sont jouées sa 1ère Sonate pour piano, et quelques mois plus tard, sa première œuvre orchestrale Timour, par l’Orchestre National, dirigé par Roger Désormière.

Il écrit en 1946 ce qui peut être considéré comme la première œuvre rigoureusement dodécaphonique conçue par un musicien français : les Variations pour piano et dix instruments.

N’éprouvant nul goût pour les recherches purement abstraites qui commencent à dominer en ce temps, il s’éloigne de la technique sérielle qui a tendance, chez les jeunes musiciens de l’époque à dessécher et à stériliser l’inspiration. Certaines œuvres peuvent être considérées comme une réaction vive contre des pratiques étouffantes : le 1er Concerto pour piano et orchestre (1954), le 1er Concerto pour violon et orchestre (1957), le Concerto pour flûte et orchestre à cordes (1960).

Vers les années 60, s’amorce une nouvelle période dodécaphonique retrouvée, mais dans laquelle toute sécheresse, tout systématisme semblent devoir être exclus. C’est cette période d’équilibre où le souci de la beauté de l’expression, si chère à l’Ecole Française, se voit étroitement liée à l’exigence d’une langue musicale sans complaisance. Vont ainsi se suivre ses œuvres les plus significatives : Jérôme Bosch-Symphonie, Le Chant du dépossédé (sur des notes poétiques de Stéphane Mallarmé), Visages d’Axël (inspiré de l’œuvre de Villiers de l’Isle-Adam), Fulgur (inspiré de "Hélio-gabale ou l’anarchiste couronné" d’Antonin Artaud, Million d’oiseaux d’or, le Quatuor à cordes, le Concerto pour alto et orchestre, le Poème pour orchestre, le 2ème Concerto pour violon et orchestre, la Sonate pour violon et piano.

Parmi les chefs d’orchestre les plus éminents qui ont dirigé ses œuvres, on trouve les noms de Roger Désormière, Manuel Rosenthal, André Cluytens, Jean Martinon, Charles Bruck, Ernest Bour, Marc Soustrot, Jean-Claude Casadesus, Serge Baudo, Michel Plasson, Antal Dorati, Stanislas Skrowatchewsky, Rafaël Frübeck de Burgos, Karel Ancerl, Kurt Masur et parmi les solistes, ceux de Christian Ferras et Raphaël Oleg, Pierre Barbizet, Jean-Pierre Rampal, Monique Haas, Irène Joachim, Claude Helffer.

Parallèlement à son travail de composition, Serge Nigg se consacre au développement de la vie musicale française et à l’enseignement. En 1956, il est nommé au Comité de la Musique de la Radiodiffusion française. En 1967, il entre à la Direction de la Musique où il est chargé par Marcel Landowski de l’Inspection des Théâtres Lyriques Français, poste qu’il occupera jusqu’en 1982. En 1978, il succédera, dans sa classe de composition, à Olivier Messiaen, au CNSM ; et en 1982, lui sera confiée la classe d’instrumentation et d’orchestration nouvellement créée.

En 1989, il est élu membre de l’Académie des beaux-arts dont il sera le Président en 1995. La même année, il sera Président de l’Institut de France, pour l’année du bicentenaire de sa fondation.

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